Chères toutes, chers tous,
lundi 13 juin 2022
PIERRE QUI ROULE - Le futur est-il le présent du passé dépassé ?
Je vous rappelle notre séance de lecture au jardin de dimanche prochain (19 juin à 11h00).
Thème choisi: futur / no futur !
Ces lectures prendront involontairement mais très subtilement place dans le cadre des élections législatives.
Nul besoin de partager une coupe à la ciguë au terme de cette lecture. Tout liquide ou solide plus digeste sera le bienvenu...
Bien amicalement,
Pierre.
mardi 21 décembre 2021
HOMMAGE À AIDA HALLIT-BALABANE, membre de R de ROSE Association
Tu avais les yeux vert émeraude ouverts sur le monde,
Tu étais poète, auteure, psychanalyste, docteure en psychologie clinique.
Née au Liban, vivant entre Paris et Beyrouth,
Tu exerças comme experte auprès des tribunaux,
Fut chargée de cours à l'Université Paris-XIII...
Tu avais de l'empathie et un humour sans pareil.
Ton âme inspirée a fait pousser un recueil de poésie intitulé La Désertée
et un récit à teneur autobiographique, Un Parfum de Zaïzafoun
(ouvrages disponibles aux éditions L'Harmattan).
Tu restes pour toujours dans notre coeur.
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POHÉRÉSIES SCHWAETIQUES
JLL par JLL
Pohérésies quantiques schwaetiques
POSTFACEPHIL@LEPH
POLYSEMIQUONS !
La pensée s'incarnant dans l'écriture prend vie donc l'écriture est du côté de la vie : Éros contre Thanatos…
Une pensée qui glorifie la mort est régressive et joue donc contre elle-même car la poésie c’est la vie de la langue &
la langue vivante est celle qui dans son désir de langue et par son souffle et son rythme recycle le sens des discours : par ce travail les mots suzerains s’useront…
Cette langue vivante et vivace est ce qu'on appelle la poésie mais
ce jeu de la langue est double: elle joue avec elle-même pour elle-même le son lançant un défi au sens qu’elle diffère, retarde ou anticipe. Elle a donc du jeu, fermant mal comme une porte a du jeu, dynamitant, parasitant, troublant la communication directe d'un message.
La poésie « sulcature » la langue qu’elle ravine
Son information dépasse l'information donnée par les significations du langage communicationnel pour faire entendre une petite (ou grande) musique qui est celle du plaisir…
Ce plaisir est le gage d'une langue vivante celui donc d'un sujet vivantqui, pour s'exprimer, ne peut le faire dans le carcan étroit du prêt-à-parler et donc du prêt-à-penser.
Une vie sans poésie c'est une poésie sans vie.
la poésie vivante est celle qui par son rythme et son souffle dans un désir de langue recycle le sens des discours : par son travail les mots suzerains s’useront les mots suzerains s'useront de vers en trous de vers et ces horribles trouvères travailleursdont ils sont issus tissus de mises en tropes truands trouant mimant minant forant creusant sapant les bases et ouvrant ailleurs vers d'autres plurivers la poésie vivante est celle qui par son rythme et son souffle dans un désir de langue recycle le sens des discours : par son travail les mots suzerains s’useront le sens est quelque part dans l’air insaisissable papillon qui voltige dans le texte
LIRE EST UNE GYMNASTIQUE MENTALE A LAQUELLE IL FAUT SOUMETTRE LE CORPS ET VISER UNE CERTAINE APESANTEUR
mercredi 3 novembre 2021
samedi 18 septembre 2021
En ce doux mois de septembre, les lectures de poésie reprennent au Jardin de la Félicité !
Après l'hommage à Joseph Delteil, après "la guerre des roses" (capitulation et défection temporaires), le thème proposé pour fêter l'automne, choisi par les "désoeuvrés hédonistes" du Jardin (dixit Pierre Grunspan), est le suivant : "les feuilles (mortes ou pas)".
Comme d'habitude, rien n'empêche de sortir du thème ou de tourner allègrement autour.
La rencontre poétique aura lieu dimanche 26 septembre, à partir de 11 heures.
Bienvenue à tous les poètes (en herbe ou pas) !
Boissons et gâteaux seront présents sur la table.
Que le soleil et la joie soient aussi au rendez-vous !
mardi 23 février 2021
Sur Un parfum de zaizafoun de Aïda HALLIT-BALABANE
(publié aux éditions L’Harmattan, 2019)
Un récit hypersensible et envoûtant, nous faisant traverser sur un mode impressionniste les rêves et les souvenirs de son auteure, partagée entre Orient et Occident, France et Liban.
Le parfum du zaizafoun, fruit d'une terre meurtrie, charrie tous les amours perdus, les drames familiaux et les tragédies politiques, quasi mythiques, qui persistent et se distillent encore dans le présent, toujours en manque et en attente de l'Idéal à venir, inaccessible...
Les réminiscences personnelles exprimées avec délicatesse, à travers une langue poétique, le texte lui-même serti de poèmes aux accents verlainiens, font surgir une langue sous la langue, langue plus profonde et authentique, mais aussi plus exotique, redoublée par l'arabe maternel de l'auteure.
Les voyages entre Paris, Beyrouth, entre le présent, le passé et le futur, entre la terre des ancêtres, la terre des désirs et de la liberté et le ciel étoilé, forment comme une invitation par les sens à un travail de mémoire et de deuil d’où la vie sort victorieuse, comme réhaussée et décuplée grâce à la danse des mots, aux arabesques des phrases portées par les tendres passions de l’exil.
Jean-Yves SAMACHER
mercredi 13 mai 2020
jeudi 2 avril 2020
Poème de confinement
Ouvrir sa fenêtre
Et prendre l’air
Du large.
Sentir le varech
Et les embruns
Alcalins.
Nous sommes en mer !
Ouvrir sa fenêtre
Et perdre pied,
Naviguer, voyager sur les flots
S’étendre sur le sable chaud
Et laisser sa peau
Dorer légèrement au soleil.
Ventres, nous sommes à l’air !
Ouvrir sa fenêtre
Ecouter le souffle du vent
Dans les hautes voilures,
Le chant printanier des mésanges bleues
Les Quatre saisons de Vivaldi ou une fugue de Haendel
Oreilles, nous avons l’air !
J’ouvre ma fenêtre
Tiens ! Un arc-en-ciel de paix embrasse
La ville, plongée sous un tonnerre
D’applaudissements
Venus saluer l’engagement
Du personnel soignant
Ouvrir sa fenêtre
Et entendre les trilles
Mélodieuses du merle
Moqueur, alors que Big Ben sonne
Le glas de Boris Johnson
Hello, nous sommes l’Enfer !
Ouvrir sa fenêtre
Contempler des tours de Babel
À l’abandon
Ou des châteaux de Bavière
En érection
Sur un rythme élancé
De bandonéon
Nous sommes en pierres !
Ouvrir sa fenêtre
Sur un tableau de Magritte
Représentant une fenêtre ouverte sur
Une autre fenêtre ouvrant sur
Une autre fenêtre ouvrant sur
Une autre fenêtre
Ouverte à l’infini
Ouvrir sa fenêtre
Et voir passer un col de girafe,
Un vol d’hirondelles
Ou la trompe de Djumbo l’Élephant.
Hilares, nous sommes en l’air !
Ouvrir sa fenêtre
S’aventurer dans une forêt vierge
Peuplée de dodos, de pandas,
De koalas, de ouistitis, de macaques
Et de paresseux joyeux
Somnolant dans les arbres
Ou se balançant au bout de tortueuses lianes
Pas de doute, nous sommes en serre !
Ouvrir sa fenêtre
Et rêvasser de pâtisseries orientales,
De pommes d’amours,
De saunas, de cures thermales,
De massages et de hammams.
Eh oui, nous sommes en chair !
Ouvrir sa fenêtre
Sans se lever de son lit
– Là est le pari ! –
En temps de confinement
– con ou intelligent –
Le plus important,
C’est de ne pas perdre sa ligne
D’HO-RI-ZON.
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